
Elle appartient aux Rosacées, c’est une vivace au port dressé, velue, grimpant jusqu’à 1,5 mètre de haut. Le long de la tige se trouvent des fleurs disposées en ombelles blanc jaunâtre, visibles de mai à septembre, très odorantes. Le fruit a une forme curieuse, en spirale.

Commune en Europe, Asie et Amérique tempérée, abondante dans les jardins, la Reine des Prés aime, comme le Saule, les endroits humides .
Pour son utilisation médicinale, on la cueille en juin-juillet. Ce sont les sommités fleuries qui sont utilisées.
On y trouve une grande quantité de substances actives, dont des flavonoïdes, des tanins, des mucilages, de l’acide silicique et aussi des acides phénols parmi lesquels des salicosides, rappelant ainsi la composition du Saule.
La proximité de cette plante avec l’eau, de la même manière que pour cet arbre, l’a fait reconnaître depuis longtemps comme active dans les mêmes indications que Salix, et on retrouve ici la doctrine des signatures.
Les salicosides sont transformés dans l’intestin en saligénine, elle-même absorbée par la muqueuse et transformée en acide salicylique, et non en acide acétylsalicylique, la vraie aspirine. Notons, à ce propos, que le nom d’aspirine découle du nom de cette plante, la Spirée. Comme vu précédemment avec Salix, cet acide salicylique a les mêmes effets que l’aspirine, sans les inconvénients. Ainsi donc, par un raisonnement analogique, les anciens ont su reconnaître, chez deux végétaux totalement différents, des propriétés communes, que la recherche scientifique actuelle confirme sans ambiguïté.
Spiroea Ulmaria, du fait de sa riche variété de composants actifs, trouve encore d’autres applications, en particulier comme stimulante de l’immunité, anti-bactérienne, diurétique, anti-oxydante, anti-coagulante. Au total, une foule de qualités pour cette fleur, qui ne se contente donc pas d’être belle.
Léon KERNÉ

Spiroea Ulmaria ou Filipendula Ulmaria